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Qui se cache derrière Salomé Photographie ?

Je suis Salomé, photographe professionnelle depuis plus d'1 an. Je suis aussi bientôt trentenaire, fille, sœur, épouse, maman et entrepreneuse. Ma casquette de cheffe d'entreprise a commencer à mûrir dans ma tête à la fin de ma grossesse, en 2021.



En 2021, j'attendais mon 1er enfant (et peut-être le seul). A l'époque, j'étais réceptionniste dans un hôtel. Le travail en horaire décalée était mon quotidien. Seulement, je ne me voyais pas continuer sur ce rythme avec un nouveau-né. C'est donc en fin de grossesse que mon superbe mari m'a soufflé l'idée d'être photographe à mon compte.


Tout s'est cheminé petit à petit. Mon rôle de maman et de cheffe d'entreprise ont éclos quasiment en même temps.


Ma grossesse : 9 mois suspendu dans l'espace temps


Une grossesse désirée, un bébé arrivé très vite dans mon ventre, pas de maux de grossesse insupportables, bref, c'était vraiment une superbe grossesse.


J'ai adoré voir mon corps changer et laisser apparaître ses formes de grossesse. C'est si unique et indescriptible de se dire que nous portons la vie. J'ai vraiment savouré chaque moment !


J'ai, très tôt, commencé à faire des insomnies en imaginant comment je pourrais bien faire garder mon bébé une fois que j'aurais repris le travail. Travaillant en horaire décalé et aussi les week-ends, c'était une vrai calvaire de trouver un moyen de garde. Mon mari, quant à lui, a des horaires plus "classiques" mais rentre à 19h30 le soir et doit s'absenter pour le travail certains week-ends. Au début du second trimestre, je savais que je changerai de travail, je savais aussi que je me laisserai du temps pour trouver quelque chose qui me corresponde.


Environ 1 mois avant d'accoucher, mon mari m'a dit "mais pourquoi tu ne te lancerais pas dans la photo ?". A ce moment là, il y a eu un petit déclic. J'ai démarré des formations à distance et je me disais "J'adorerais être photographe ! J'ai toujours été passionnée par la photo mais... est-ce que j'aurais la force de me lancer ?".


Et bien, la naissance de mon fils m'a donné cette force et ce besoin de donner du sens à ma vie professionnelle.


Mon accouchement : ma vie a failli s'arrêter ici


Mon terme s'approchait un peu plus chaque jour. Je me sentais tellement bien enceinte que je me voyais aller à terme ou même au-delà.


7 jours avant le terme, ma poche des eaux s'est fissurée. Je me revois ressentir de l'excitation à l'idée de rencontrer mon bébé. Nous ne connaissions pas le sexe de notre enfant avant sa naissance, ça rendait les choses encore plus magiques à nos yeux. Il était 18h, je caressais mon ventre et je lui disais "Ca y'est, on va bientôt se rencontrer, aujourd'hui, demain ou peut-être après-demain.". Je me souviens avoir ris sur le "après-demain" pensant que ça ne pouvait pas être si long quand même... et bien si !


Nous nous sommes dirigés vers la maternité environ 2h après la fissure. Pas de contraction. Nous avons attendu toute la journée du lendemain que les contractions viennent naturellement. Ce n'était pas le cas. Bébé n'était pas près. J'ai donc été déclenchée vers 23h car cela faisait déjà plus de 24h que la poche avait fissuré.

Déclenchement par ocytocine, contractions très intenses direct ! J'ai commencé à vomir après chaque contraction, c'était la partie très désagréablement qui m'empêchait de rester dans ma bulle pour gérer les contractions. J'ai fini par demander la péridurale qui a stoppé mes vomissements (oui oui, c'est bien ça que je retiens en premier haha). Bien sûr, ça a aussi été magique pour les contractions. 6 petites heures plus tard, j'étais ouverte à 8. Plutôt bien pour un déclenchement avec péridurale. Tout le monde était optimiste, moi la 1ere. Il était 8h du matin, ça faisait déjà 2 jours que je n'avais pas dormi. Aux changements de sages-femmes, elles m'ont toutes dit "Avant midi, vous rencontrez votre bébé !". Sauf que...


Après quelques contrôles du col, il stagnait à 8. Nous avons essayé de l'acuponcture qui n'a pas eu d'effet sur la dilatation du col. C'est là qu'ils ont commencé à me parler de césarienne. Très fatiguée et très peu renseignée sur le sujet, nous ne tentons pas d'aller à l'encontre de cette suggestion. C'est notre gros regret après coup. En réalité, il n'y avait aucune raison valable que je parte en césarienne. Nous avons compris plus tard qu'ils manquaient de place en salle de naissance, c'était un moyen de libérer l'espace pour une autre femme sur le point d'accoucher.


Nous sommes donc au bloc pour la césarienne. Mon mari est à mes côtés. Je me sens stressée, triste, sans aucun contrôle sur la situation. Moi qui rêvait de l'accouchement le plus physiologique possible, dès le départ ça n'a rien eu de physio... La césarienne se passe et mon bébé naît à 12h pile !!

Nous apprenons que c'est un petit garçon. Nous passons des heures en peau à peau une fois que j'ai été recousue.


Enfin, nous retournons en chambre ! Nous commençons à annoncer la nouvelle à la famille, aux amis en disant que tout le monde va bien. Je suis très triste dès que j'annonce ma césarienne à voix haute mais à ce moment-là je me dis que je m'y ferai avec le temps.

En début de soirée, au moment du changement de personnels, j'indique aux sages-femmes que j'ai des petites douleurs dans le haut du corps qui sont gérables.

La soirée avance, sauf que les douleurs s'intensifient extrêmement. Je manquais d'air. Quelque chose bloquait mes poumons, je respirais donc très vite en prenant que très peu d'air à chaque respiration. Les douleurs partaient du bas du ventre et remontaient jusqu'aux épaules. J'avais mal, je souffrais plus que lorsque j'avais les contractions de travail. La sage-femme de nuit me disait de me mettre dans ma bulle, que c'était des douleurs de tranchée, que les femmes supportaient pas toutes les douleurs au même degré. Sauf que je sais que je suis une dure au mal, mon mari aussi le sait. Je sentais que quelque chose n'allait pas, que ce n'était pas des tranchées.

Elle me donne des anti-douleurs de plus en plus forts. Forcément, on espaçait chaque prise de médicaments pour voir si le précédent faisait effet. Des heures de souffrances donc...

Elle m'a donné un cachet de morphine qui n'a eu aucun effet (heureusement dans un sens). Quelques minutes plus tard, j'ai eu le souffle complètement coupé. Impossible de reprendre mon souffle. J'ai cru mourir. Avec une voix à peine audible, j'ai réussi à dire à mon mari "ça va pas, ça va pas". Heureusement qu'il était présent, moi j'étais dans l'incapacité d'appuyer sur le bouton pour appeler les sages-femmes. Par miracle j'ai repris mon souffle. La sage-femme revient pour la énième fois. Elle ne comprend pas comment la morphine ne peut pas avoir eu d'effet. Elle m'injecte donc de la morphine dans la cuisse (encore plus puissant). Pareil, pas d'effet. C'est à ce moment-là qu'elle a décidé de me piquer le bout du doigt. Elle a remarqué que mon taux d'hémoglobine avait chuté sévèrement. Elle appelle le gynécologue de garde. Il est venu en chambre me faire une échographie. Il a remarqué de nombreuses tâches noires dans mon abdomen. J'étais en train de faire une hémorragie interne.

Ils ont dû me ramener au bloc, m'opérer sous anesthésie générale pour retirer le sang qui s'éparpillait dans mon corps. Au final, j'avais perdu presque 2,5L de sang.

Par la suite, j'ai été très affaibli, j'ai aussi été transfusée pour palier à la perte de sang conséquente. Je n'ai pu me lever de mon lit que 4 jours après.


Nous n'avions pas imaginé cela comme début de vie à 3. Cela nous a choqué, traumatisé mais ça nous a aussi endurci et a accentué l'amour que l'on ressentait l'un pour l'autre et pour notre bébé.


J'en ai parlé dans un podcast que j'ai enregistré avec Audrey de Wouneded Women. Voici le lien : https://www.woundedwomen.fr/blogs/blog-podcast/32-salome-hemorragie-post-cesarienne-depuis-je-vis-ma-vie-a-fond


Retour à la maison : un cocon si attendu


8 jours après mon arrivée à la maternité, nous avons enfin pu rentrer chez nous. Toujours affaiblie, mais je remontais la pente petit à petit. Le fait d'être de nouveau chez moi m'a fait, nous a fait, le plus grand bien. J'avais besoin de quitter cette chambre de l'horreur comme je l'appelle.

A la maison, nous avons pris notre rythme à 3, nous avons profité ensemble de chaque instant qui nous était offert. Nous ne pensions à rien d'autre qu'à nous 3. A mes yeux, plus rien ne comptait, tout le reste était plus que secondaire. J'avais donné naissance à mon fils, j'avais failli mourir. Ca a vraiment tout chamboulé en moi. Je vivais le moment présent encore plus fort. Je ne lâchais pas mon fils... pour plusieurs raisons. J'avais ce besoin viscéral de créer le lien que je n'avais pas pu créer à la maternité mais j'avais aussi très peur qu'il lui arrive quelque chose de grave.


1 an avec mon fils : un choix réfléchi


J'ai passé un an avec mon fils avant de le mettre en crèche. J'ai continué ma formation autant que possible pendant que je m'occupais de lui. Ca a été la plus belle décision. Ca a été une année aussi joyeuse que difficile. J'ai souffert de l'isolement, mais j'étais contente et me sentais privilégiée de pouvoir me permettre d'être avec lui si longtemps.


Une fois qu'il a été en crèche, j'ai lancé mon entreprise !


Photographe : des photos qui me ressemblent


C'était une évidence de proposer des photos autour de ce grand sujet qu'est la maternité. J'avais moi-même ressenti ce manque de pouvoir faire des photos toutes douces et naturelles de ma grossesse. J'en ai fait en autoportrait mais ce n'est pas la même chose que de se faire chouchouter et se laisser guider par un/e photographe.


La grossesse, l'étape du nouveau-né, l'allaitement, des moments en famille sont des périodes qui peuvent rester dans un coin de notre mémoire mais... notre mémoire finit pas nous jouer des tours et nos souvenirs se dissipent peu à peu. C'est pourquoi, avec la photo, je tiens à vous proposer un patrimoine familial que vous conserver toute votre vie et même après. Vos souvenirs seront transmis de génération en génération. La valeur des souvenirs est inestimable à mes yeux.


J'ai énormément de projets photos différents, tous en lien avec le monde de la périnatalité. Je suis vraiment passionnée par ce sujet. Ca me tient à cœur de pouvoir offrir des souvenirs aux familles. Je ne propose pas seulement une séance photos mais aussi un moment ! Nous prenons le temps d'échanger sur divers sujets. J'ai une très grande empathie en moi et une écoute bienveillante. La séance photos devient donc un instant de partage, de confiance et parfois de confidence :)


Voilà, vous savez à peu près tout ;)


Je suis toujours ravie de vous rencontrer, de discuter avec vous et de photographier votre famille. Il y a plus qu'à réserver une séance photos avec moi pour vous garantir un superbe moment et des photos souvenirs qui vous chérirez toujours.

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